Contestations de la mondialisation néolibérale


Face à la mondialisation néolibérale, on peut constater l'existence de plusieurs mouvements de contestation. Ces mouvements prennent appui sur la critique des conséquences qu’ils considèrent néfastes de la mondialisation néolibérale.



- Les réactions religieuses: De manière concomitante à la mondialisation néolibérale, on assiste à la réactivation de plusieurs contestations religieuses.


Les fondamentalismes chrétiens et la critique du libéralisme sociétal: Le débat autour du mariage homosexuel dans plusieurs pays cristallise la réaction des chrétiens fondamentalistes - catholiques ou protestants- au libéralisme des moeurs qui s’étend dans les sociétés économiquement développées.


Les fondamentalismes musulmans et la critique de l’impérialisme américain: Loin de constituer une catégorie homogène, de type “civilisation”, les fondamentalismes musulmans sont divisés en plusieurs obédiences et sous-obédiences. Ils tendent à se présenter néanmoins comme une contestation des moeurs et de l’économie néolibérale, symboles pour eux de l’impérialisme américain et occidental.


- Les extrêmes droites et les voies protectionnistes et nationalistes:

Face à l’impact social des crises économiques capitalistes sur les classes populaires, les extrêmes-droites entendent offrirent une solution qui est celle du repli protectionniste visant à fermer les frontières à la circulation des marchandises et des personnes (immigration). Cette double circulation est considérée comme une conséquence de la mondialisation néolibérale dont l’Union européenne constitue le bras armé.


- Les contestations altermondialistes:


Les critiques économiques: La mondialisation néolibérale fait l’objet de plusieurs critiques économiques. La critique keynésienne se concentre sur l’analyse de la mondialisation comme facteur de dérégulation et déréglementation, de remise en question des politiques sociales de redistribution.

La critique marxiste insiste sur le fait que la mondialisation néolibérale n’est qu’une phase du capitalisme. Elle ne constitue alors qu’une exacerbation de la lutte des classes qui se déroule au niveau mondial avec une délocalisation d’une partie de la production industrielle vers les pays du sud.


Les critiques écologistes: La mondialisation néolibérale induit des conséquences environnementales importantes car elle repose sur une intensification des échanges et donc des transports au niveau mondial. Cela a plusieurs impacts. En effet, les transports reposent sur des ressources énergétiques non-renouvelables. Ils contribuent à augmenter le réchauffement climatique. A l’inverse, la mondialisation conduit à la destruction des modes de vie traditionnels autonomes adaptés aux éco-systèmes locaux.


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